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Kaléidophone

Installations sonores et visuelles


 

du 23 au 30 novembre 2019

de 9h30 à 20h30 // Salles du CRR

 

 
















Par l'atelier Kaléidophone

coordination : Hervé Bailly-Basin

 

 

Né d'une expérience interdisciplinaire initiée en 1997 par le studio électroacoustique MIA (Musiques Inventives d'Annecy), le collectif Kaléidophone explore les possibilités d’un « accord vertical » entre la musique contemporaine et les formes actuelles d’expression visuelle et plastique (infographie, vidéo, sculpture, installation…). 

 

Donnant lieu à deux spectacles musicaux présentés à l'Auditorium de Seynod, son activité a pris à partir de 2004 la forme qu'on lui connaît aujourd'hui, avec une première série d'expositions d'œuvres sonores organisées à Annecy, alternativement au Conservatoire et au Musée-Château. Cette forme a suscité une longue série de collaborations entre compositeurs et « plasticiens » au sens large du terme. Interrompue au moment de la fermeture du studio MIA, l'activité du collectif a repris sur de nouvelles bases à partir de 2012 suite à une proposition d'exposition faite par Jean-Paul Odiau, directeur du Conservatoire d'Annecy, à Hervé Bailly-Basin, lui-même plasticien et « membre fondateur » de Kaléidophone.

 

Aussi est-ce sous ce label qu'a lieu l'exposition présentée chaque année dans le cadre du festival Sons d'Automne, recréant de facto le collectif autour d'un « noyau dur » constitué principalement d'enseignants-artistes du Conservatoire d'Annecy et de la section Lettres & Arts du lycée Saint-Joseph de Thônes. 

 

 

> vernissage samedi 23 novembre 2019 à 18h // 1er étage du CRR

 

 

 

 

Présentation des installations




Passage à gué

Sandra Pollet (conception)
Laurent Pierregrosse (son)
Jean-François Grivet (image)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’ai sûrement rien compris à ce pays, le Japon, je n’ai sûrement rien vu.
Ce que je sais, c’est que la pluie, l’eau, la végétation ont été les liants de ce voyage.
En témoigne ce palimpseste d’images qui fait varier les échelles et les distances.
Que dire alors des mouvements ? Ceux de l’eau, des ondes, des parapluies du carrefour fascinant de Shibuya* ? Ils se situent souvent dans un entre-deux… deux averses de pluie… deux trottoirs… deux rebords de végétation sauvage ou à peine arrangée.
Le spectateur est invité à traverser à gué pour s’approcher d’autres images, d’autres détails, pour chercher la femme au parapluie turquoise, ou préférer celle au parapluie mauve.

*L’origine du nom Shibuya pourrait venir de la couleur rouille des flots chargés en fer, d’un cours d’eau de la région.

 

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Correspondances

Oscar A (réalisation, conception)
Louise Bouedo, Mathilde Blaineau, Aurélie Burgos, Pierre Bassery
(musiciens)






 

 

Cinq interprètes, dans l’intimité d’une répétition filmée au plus près afin de capter le geste expert, le souffle et la concentration extrême face à une partition trop exigeante.

Tous jouent la même partition,. Si chaque interprétation diffère, c’est que l’instrument a façonné l’interprète durant ses jeunes années.
Disposés en cercle, les vidéos ont leur propre temporalité. Il s’agit d’une écriture à la fois monodique et polyphonique.

 

 

 

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Mé(Moires)IV Spectres I


Brigitte Baldaquino (conceptions, dispositif)
Hugo Boisselon (création sonore)
Audrey Carvelli (montage vidéo)

 

 

 

 

Spectres est une nouvelle étape du concept évolutif qui questionne et transpose dans des dispositifs plastiques les mécanismes de la mémoire comme expérience personnelle. Ici ils sont mus par le lien qui nous relie à nos photos de famille, des photographies naïves voire banales, sans intention artistique, des photographies fonctionnelles qui diront le « ça a été ».


Sorties des cartons sur lesquels elles s’exposent, elles défilent, réunies par ce bleu qui les plonge dans le temps, les habille d’une dimension mystérieuse et sème la confusion sur leur dessein artistique.
Dans chacune, le regard y a cherché le hors champ subtil qu’est le détail infime qui réveille la mémoire pour désenfouir des pans de vie que l’on croyait perdus. C’est d’abord comme une petite tache de rouille, une piqûre sur un miroir, une brulûre qui s’allume pour consumer l’image en une explosion qui l’éclaire de sa vérité jusqu’à l’éblouissement. Le morceau musical qui l’accompagne révèle plus encore ce cheminement du regard avec lequel il joue, et invite le spectateur à partager l’expérience transposée dans l’ installation.
Devant la photo, comme dans le rêve, c’est le même effort, le même travail Sisyphéen : remonter, tendu, vers l’essence, redescendre sans l’avoir contemplée, et recommencer. Roland Barthes

Si les cris que Philippe Moënne-Loccoz a fait surgir du bruit de la mer amplifient et précisent l’impression ressentie, encore ces figures seraient-elles restées innommables si le souvenir ne m’était revenu, au moment de titrer cette pièce, que les images en ont été filmées dans les dangereux parages de la Pointe du Raz, en un lieu connu sous le nom éminemment lovecraftien de Baie des Trépassés.

 

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Hommage à Rothko (Vent solaire II)

Hervé Bailly-Basin (vidéo)
Philippe Moënne-Loccoz (musique)

Dans cet Hommage à Rothko je poursuis ma recherche d’une symbiose entre l’imagerie numérique et une sensibilité picturale « immémoriale » dont mon travail est imprégné. Il s’agit ici de la version abstractisée et dimensionnellement augmentée d’une vidéo-peinture que j’avais exposée il y a quelques années au musée de Voiron, sous le titre de Vent solaire.

Philippe Moënne-Loccoz en avait composé la musique, conservée telle quelle dans cette nouvelle version, où rien n’a été changé des rythmes de transformation de l’image. Aussi est-il juste d’employer le mot « image » à propos de cette œuvre non-figurative, la vidéo-peinture à laquelle je m’adonne constituant une peinture au second degré : image d’une peinture qui, ainsi dématérialisée, peut s’ouvrit au changement et au mouvement – j’oserais dire à la musicalité.

Une raison plus profonde est liée au fait qu’il est aussi question d’image même chez le peintre abstrait Mark Rothko, à qui cette œuvre se réfère très explicitement dans la présente version. Je ne puis m’empêcher de percevoir dans les « champs de couleur » de ce peintre d’origine russe le spectre évanescent d’une icône secrète mais efficiente – aveuglante image du divin, vouée à l’auto-effacement, irradiée par sa propre lumière.

 

 

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Chicken anthropic music


Antoine Perez (installation / vidéo)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand les univers sensitifs de différents êtres vivants se rencontrent, leurs territoires physiques et sonores bien souvent se superposent et pourtant s’ignorent. Pourtant, ces interactions participent à créer un milieu commun, un tableau de notre monde. La poule domestique, sélectionnée par l’humain, est un animal créé, artificiel, dont les chances de survie hors du cadre qui lui a été imparti sont moindres.

En tant qu’agent anthropogène, qui vit par et pour l’humain, qu’a-t-elle à nous raconter ?

Quel langage commun entre l’élaboration d’une écriture du son humain et la vision et l’odeur d’une verticalité comestible ?

 

 

 

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Le Fantastique Hector B


Philippe Moënne-Loccoz (musique)
Hervé Bailly-Basin (vidéo)

 

Enseignant la composition électroacoustique au Conservatoire Hector Berlioz de Bourgoin-Jallieu, j’ai élaboré, avec des enseignantes de FM, des modules « Electro-Impro ». Leurs élèves de fin de 2ème cycle ont fait un travail d’improvisation générative avec électronique, en studio, avec leurs instruments et/ou leurs voix.


J’ai réalisé pour cela une multitude de fragments de 1’20’’ environ chacun, à partir de sons brefs enregistrés avec chaque élève. Il y en a eu soixante et une. Cette « symphonie de fragments » est un mixage de ces différentes pièces, dans lequel j’ai intégré/caché des petits extraits de la Symphonie Fantastique d’Hector Berlioz, un peu à la façon de Luc Ferrari qui incluait des événements sonores hétérogènes dans ses « Presque Rien », de Michel Chion qui fragmente et casse toute intention musicale ou de Stanley Kubrick qui, dans le film « Shining », a utilisé un extrait du « Songe d’une nuit du Sabbat ».

Ces intrusions sont des sortes de passages vers l’univers du fantastique, tant par l’aspect « cisaillé » des sons que par leur relation au spatial, au mystère, au surnaturel, à l’avenir… Les extraits de La Symphonie Fantastique sont joués principalement par des instruments MIDI, donnant un aspect robotique, hors sol…
C’est sur le sol, précisément, que l’auditeur est invité à s’étendre pour profiter pleinement du son spatialisé de cette installation, dont l’ambiance visuelle est modulée par le disque de lumière réalisé « hors sol » par Hervé Bailly-Basin.